Actualités

Prix de thèse SFN-GERLI 2022 décerné à Chloë Robert

Le conseil scientifique du GERLI (Groupe d'Étude et de Recherche en Lipidomique) a décerné le 16 juin 2022 le prix de thèse SFN-GERLI à Chloë Robert, PhD, pour ses travaux intitulés : "Les lécithines végétales comme vecteurs d'acide alpha linolénique : impacts métaboliques et inflammatoires associés à la biodisponibilité intestinale", réalisés sous la co-direction de Marie-Caroline Michalski (Laboratoire CarMeN, Lyon) et Carole Vaysse (Responsable Nutrition Santé et Biochimie des Lipides à ITERG).

Le prix lui sera remis lors du prochain congrès du GERLI qui se tiendra du 6 au 9 novembre 2022.

Plus d’information sur l’utilisation de lécithines végétales en tant qu’émulsifiants dans les aliments dans un article de 2021 sur le projet LECIMETA.

Succès de la 1ère édition des Rencontres Maghreb Oléagineux

Dans la continuité du programme européen Maghreb Oléagineux et des actions conduites au Maghreb, AGROPOL - Association pour le développement à l'international des filières oléoprotéagineuses - et ses partenaires tunisiens (l'INGC, l'APAD et Carthage Grains) ont organisé la 1ère édition des Rencontres Maghreb Oléagineux (RMO) du 16 au 18 mai 2022 à Tunis. Une délégation d'une quarantaine de français, marocains et algériens a fait le déplacement jusqu'en Tunisie pour échanger sur leurs expériences respectives.

Ce nouveau colloque a posé les bases d’une argumentation commune sur le rôle stratégique des filières oléagineuses pour faire face aux enjeux de souveraineté alimentaire et de durabilité de l’agriculture au Maghreb. La mise en partage des réflexions de chacun des acteurs économiques a permis d’identifier les conditions du passage à l'échelle nationale des filières oléagineuses, tout en faisant émerger des pistes de coopération régionale. Une volonté commune s’est cristallisée à l’occasion de cette édition 2022 : faire la promotion de l’inclusion du développement des filières oléagineuses dans les plans stratégiques et l’élaboration de plans d’actions nationaux.

La deuxième édition des RMO aura lieu au Maroc en 2024.

Pour en savoir plus : Actes du colloques Rencontres Maghreb Oléagineux

Protéines France et la Fédération Nationale des Légumes Secs (FNLS) intègrent Terres Univia

Terres Univia, l’Interprofession des huiles et protéines végétales, a tenu quatre Assemblées générales ordinaires et extraordinaires successives jeudi 23 juin. Ce format exceptionnel marque une étape historique pour la filière, avec la pleine intégration, au cœur de la stratégie nationale des oléoprotéagineux, du développement et de l’accompagnement des légumes secs, et plus largement des protéines végétales. Cette pleine intégration au cours de la deuxième année de l’accord interprofessionnel 2021-2023 de Terres Univia permettra de générer de nouvelles synergies avec l’ensemble des oléoprotéagineux, de consolider sur le long terme le développement de la filière lentille-pois chiche et de donner les moyens d’atteindre les objectifs de souveraineté protéique portés par les professionnels : l’autosuffisance en légumes secs début 2030, soit environ 100 000 hectares de surfaces cultivées (4 %).

 

L’Interprofession accueille au sein de sa gouvernance deux nouveaux membres : Protéines France et la Fédération Nationale des Légumes Secs (FNLS). Objectif affiché : fédérer les moyens et accompagner le développement des protéines végétales en leur accordant une place essentielle dans la vision stratégique de la filière.

Plus d’informations dans le communiqué de presse (PDF, 159 ko).

 

Journée du GLN : « Perception sensorielle des lipides et comportements alimentaires » (28 novembre 2022 , Paris)

La prochaine Journée du GLN (Groupe Lipides et Nutrition),  en partenariat avec l’Académie d’Agriculture de France, se tiendra le 28 novembre 2022 à l’amphithéâtre du siège d’INRAE (Paris 7). Le thème retenu pour cette année : Perception sensorielle des lipides et comportements alimentaires

 

Le programme (sous réserve) devrait être le suivant :

- 10h00  Introduction de la problématique *, par Philippe Besnard, URM 1231 Lipides/Nutrition/Cancer, Dijon

- 10h30  Perception olfactive des lipides alimentaires *, par Brigitte Palouzier-Paulignan, Centre de Recherche en Neurosciences, Lyon

- 11h00 Lipides et potentiels évoqués gustatif *, par Agnès Jacquin-Piques, Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, Dijon

- 11h30  Lipid-sensing au niveau du circuit de la récompense *, par Serge Luquet, Université Paris Diderot, Dijon

 

12h/13h30  Pause déjeuner

 

- 13h30  Perturbation de la perception orosensorielle des lipides au cours de l’obésité * par Arnaud Bernard, Abioadvice, Noiron sur Gevrey

- 14h00  Perception du gras dans l’anorexie mentale * par Bogdan Galusca, CHU Bellevue, Saint Etienne

- 14h30  Aspects psychologiques : Mécanismes de prise de décision alimentaire chez des adultes normo-pondéraux et obèses *, par Stéphanie Chambaron-Ginhac, Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, Dijon

- 15h      Conclusion + table ronde (voir avec l’AAF)

Clôture de la journée : 15h45

 

* Titres des interventions à définir

 

Création de l'alliance Chembooster entre Iterg et Pivert

Iterg et Pivert ont annoncé mi-2022 la création d'une Alliance, pour répondre aux besoins des industriels de l'Extraction de la biomasse, de la Chimie verte et de la Biotechnologie. Cette alliance dénommée ChemBooster, permet d'apporter « un service unique aux clients en mutualisant les compétences et les plateformes technologiques des deux structures sur la thématique d'une Chimie Verte plus durable ».
Plus d'informations sur le site d'ITERG

Diagnostic de la filière du pois en France

Terres Univia vient de publier un diagnostic de la filière du pois en France. Quel est la taille du marché ? Quels sont les débouchés ? Les freins au développement de la culture ? Ce panorama complet, réalisé en 2021, repose sur de nombreux entretiens avec des acteurs économiques issus de tous les maillons de la filière, de l’amont à l’aval.

Une légumineuse riche en protéines

Le pois est la légumineuse à graines la plus cultivée en France, devant le soja et la féverole. Elle est principalement présente dans les zones intermédiaires et le Nord. Avec 20% de teneur en protéines, le pois, non allergène et non OGM, offre des opportunités d’utilisation en alimentation humaine et animale.

Des atouts agronomiques

Comme les autres légumineuses, la culture du pois ne nécessite pas d’apports azotés et constitue l’un des meilleurs précédents du blé ou du colza. Son insertion dans un système de cultures favorise la régulation des maladies et des ravageurs.

Des débouchés prometteurs

L’alimentation animale représente 254 000 tonnes, soit 43% de l’utilisation du pois. Du côté de l’alimentation humaine, 150 000 tonnes ont été utilisées (25%). Enfin, les exportations de graines portent sur 193 000 tonnes en 2020/21 (32% de l’utilisation du pois). A noter aussi : la France est le premier producteur de l’Union européenne.

Des freins au développement de la culture

Peu de solutions chimiques existent contre les maladies et ravageurs. Néanmoins, des leviers génétiques et agronomiques existent pour limiter les stress hydriques. En outre, avec 96 variétés présentes en 2021, la sélection variétale pour améliorer la performance technique de la culture est dynamique, même si elle reste fragilisée par un manque de financement.

Une collecte hétérogène

En 2020, 440 000 tonnes de pois, principalement jaune, ont été collectées. La collecte engage 340 coopératives et négoces, mais une majorité ont collecté moins de 500 tonnes.

Consulter le diagnostic du pois (PDF, 1,1 Mo).

 

Tour d’horizon des publications sur les graines et les tourteaux d’oléo-protéagineux

A la demande de Terres Univia, l’Association Française de Zootechnie (AFZ) a réalisé un travail de veille sur les publications scientifiques mondiales sur les modalités de traitement et d’utilisation des graines de féverole, lupin et pois, mais également de tourteaux de soja, colza et tournesol en alimentation animale (ruminants, porcs, volailles et salmonidés). Objectif : détecter les sujets de recherche (traitements, taux d’incorporation, types de régimes) et leurs résultats. Réalisée sur un corpus de 99 articles publiés entre janvier 2020 et octobre 2021, cette veille révèle une forte disparité des efforts et des sujets de recherche selon les matières premières, les pays et les animaux.

Chine et États-Unis, les deux champions des publications sur les tourteaux

Les tourteaux ont fait l’objet d’un nombre de recherches plus important que les graines (79 articles contre 20 pour les graines). La Chine est championne des publications (avec 17 articles) pour les tourteaux avec des recherches majoritairement consacrées aux traitement par addition d’enzymes et par fermentation. Elle est suivie par les États-Unis où les thématiques de recherches sont très diversifiées, puis le Canada qui a axé sa recherche sur l’addition d’enzymes et l’extrusion.

Pour les graines, c’est le Canada (avec 6 articles) qui remporte la palme des recherches, suivi des États-Unis et de la Russie (2 articles chacun) ainsi que de plusieurs pays dans les zones des grandes cultures. Les articles publiés concernent la féverole (10 articles), le pois (7), et le lupin (3). Sur l’ensemble des publications, une seule est française et concerne la féverole en vaches laitières.

Une grande diversité de sujets étudiés

L’AFZ attire l’attention sur quelques axes majeurs de  travail :

  • Une prépondérance des traitements enzymatiques et des fermentations pour les tourteaux de soja et de colza avec une très grande diversité des dispositifs fermentaires. Ces recherches montrent des effets positifs plus marqués pour ces traitements que ce qui avait été publié jusque-là.
  • Les recherches sur le tourteau de tournesol concernent très majoritairement des pondeuses (poules et cailles) avec des objectifs de réduction de l’utilisation de soja et d’amélioration de la santé digestive.
  • La féverole fait l’objet de divers traitements (extrusion, cuisson, addition), mais l'intérêt de ces traitements est moins évident que pour le pois ou le lupin pour lesquels le nombre d’articles est néanmoins inférieur. On voit notamment que les traitements de la féverole améliorent la composition et la valeur nutritive sans toujours se traduire par  des performances animales supérieures.
  • Enfin, très peu d’articles ont abordé l’impact des traitements ou de l’utilisation des oléo-protéagineux sur l’environnement après ingestion par les animaux.

Pour plus d’information :

Contacter Elodie Tormo (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

LEGGO, un catalyseur du développement des filières de légumineuses à graines pour l’alimentation humaine, dans le Grand Ouest

La Bretagne, le Centre Val-de-Loire, les Pays de Loire et la Normandie : telles sont les quatre régions du territoire d’action de LEGGO (Légumineuses à Graines du Grand Ouest), une association créée en mai 2020. Son objectif : contribuer au développement des productions de pois, féverole, lupin, lentilles, pois chiche, soja, haricots…sur ce territoire. Elle accompagne ses adhérents- des acteurs économiques- du champ à l’assiette afin qu’ils puissent développer des courants d’affaires.

Comment est né ce projet ?

Le projet est né d’une prise de conscience collective, en 2019, et d’un besoin de rencontre de l’offre et de la demande en protéines végétales, dans le contexte EGALIM et du menu végétarien pour les cantines notamment. Les Chambres d’agriculture ont donc saisi cette belle opportunité de développement des filières, en portant ce projet d’association. Son ambition : mieux connecter l’amont - les producteurs- avec l’aval, pour que les industriels et la restauration collective puissent s’approvisionner en légumineuses plus locales.  

Comment fonctionne l’association ?

LEGGO repose sur une dynamique impulsée par nos adhérents, qui s’engagent à apporter leur expertise sur les réflexions collectives. Au total, plus d’une cinquantaine d’acteurs économiques ont rejoint LEGGO. Ces derniers sont répartis dans 5 collèges : producteurs, organismes de collecte, de stockage et fournisseurs amont, transformateurs, distributeurs, et enfin, restaurateurs. En parallèle, LEGGO s’est entouré d’une vingtaine de structures et d’organisations, qui traitent du sujet des protéines végétales et des légumineuses. Pôles de compétitivité, recherche, syndicats de restauration… ils font partie du comité scientifique et technique de LEGGO et viennent nourrir les réflexions et actions de notre collectif.

Quelles sont les premières actions concrètes de LEGGO ?

L’accompagnement des adhérents par LEGGO est très large, tant du point de vue agronomique que commercial. Nous avons commencé par défricher les attentes des utilisateurs des légumineuses, que ce soit des chefs cuisiniers ou encore des consommateurs. Une étude a été menée pour comprendre leurs freins et leurs motivations à l’achat de légumineuses. En parallèle, une étude menée par Terres Inovia a pu mettre en avant le potentiel agronomique des légumineuses à graines dans les différents terroirs du Grand Ouest. Ces études ont été diffusées à nos adhérents au travers de webinaires et de supports mis à leur disposition.

Qu’a fait LEGGO pour susciter des projets autour des légumineuses ?

La force de LEGGO est sa capacité à mettre en réseau les acteurs entre eux et de leur apporter des réponses à leurs questions, même très techniques. Ainsi, depuis sa création, LEGGO a mené divers chantiers (portes ouvertes, rencontres, conférences, site internet) pour apporter des éclairages nécessaires pour nos adhérents sur le sujet des légumineuses et communiquer sur le collectif. Par exemple, nous avons proposé à nos adhérents un cahier d’idées de produits à base de légumineuses pour différents marchés, en septembre 2021. Il s’agit de concepts innovants, des propositions de recettes et de solutions packaging. L’objectif est de susciter l’innovation dans les entreprises. Parmi ses idées, sept sont à destination de la grande distribution et trois de la restauration.Un signe fort de cette dynamique reste les investissements réalisés par nos différents adhérents dans leurs unités de production pour le développement des légumineuses.Un axe majeur que nous travaillons depuis quelques mois est la contractualisation dans la filière. Nous organisons des webinaires thématiques et des groupes de travail, pour alimenter la réflexion collective sur ce sujet.

D’autres actions à venir pour développer les légumineuses dans le Grand Ouest ?

Deux conditions de réussites sont identifiées pour le développement de filières de légumineuses sur notre territoire : l’acceptation à produire de la part du producteur et le consentement à payer pour le consommateur.
LEGGO accompagne, dès cette année, des groupes d’agriculteurs adhérents avec l’organisation de visite en bout de champ dans le Morbihan. Ces parcelles vitrines de légumineuses sont réalisées avec de multiples partenaires (semenciers, acteurs économiques des filières et du territoire).
Pour la restauration collective, nous travaillons actuellement sur un guide d’achat pour valoriser les légumineuses dans les marchés publics. Nous proposerons également un cahier de recettes. Il pourra aider les adhérents à structurer une offre sur les légumineuses.
LEGGO est lauréate de France Relance, et, dans ce cadre, des diagnostics sur divers marchés sont donc en cours (attentes des seniors…).

Et, enfin, si on devait résumer le projet LEGGO ?

LEGGO, c’est un centre de ressources, une boîte à outils et un facilitateur pour apporter les conditions nécessaires aux différents acteurs pour structurer les filières de légumineuses. Une association qui avance grâce à ses adhérents avec de nouveaux projets tous les jours.

Pour en savoir plus

https://www.leggo-asso.fr/

Médaille Chevreul 2022 : Marie-Caroline Michalski

La médaille Chevreul a été décernée à Marie-Caroline Michalski (Directrice de Recherche INRAE, Laboratoire CarMeN, Lyon) par la SFEL (Société Française pour l'Étude des Lipides), pour l'excellence de ses travaux scientifiques menés au cours de ces dernières années dans le domaine de la nutrition humaine et des lipides.

Un polar au salon de l’agriculture

Pour les habitués du salon de l’agriculture adeptes de polars, la collection L’Aube noire vient de publier le roman Signe de terre de Yves Hugues. Au menu : un meurtre dans les allées du SIA, un cadavre quelque peu « entamé » par la bien nommée truie Goulue qui a passé la nuit en sa compagnie dans son enclos. Un roman noir qui vous entraîne dans les coulisses romancées du SIA, et vous feront désormais voir le salon d’un tout autre œil.

Signes de terre, de Yves Hugues, ISBN 978-2-8159-4843-2 ; 17,90 €