Actualités

Formation ITERG : Composition et propriétés des huiles, 10-12 octobre 2023

Vous souhaitez :
- acquérir ou approfondir les connaissances des huiles,
- mieux appréhender leur diversité en termes de constituants et de catégories,
- intégrer leur encadrement réglementaire et normatif.
ITERG propose une formation du 10 au 12 octobre 2023 au sein de ses locaux (43 Rue Thomas Edison, 33610 Canéjan).

La formation s’adresse aux :
- ingénieurs, cadres et techniciens des services R&D, production, contrôle qualité, marketing ;

- professionnels des secteurs huilerie, agro-alimentaire, GMS, alimentation animale, ingrédients et additifs, lipochimie, savonnerie, cosmétique, pharmacie

Le programme est téléchargeable sur le site de l’ITERG (PDF, 98 ko).

Emploi : Chargé.e d’affaires (H/F) pour le Carnot 3BCAR

Votre mission :

Au sein de la cellule exécutive de 3BCAR, vous occuperez la fonction de chargé(e) d’affaires pour le Carnot. Vous participerez à la gestion et à l’animation de 3BCAR et prendrez en charge la réalisation et le suivi des actions de développement de l’activité partenariale. Vous travaillerez en interaction avec la chargée de projets de 3BCAR et les responsables partenariats des établissements tutelles du Carnot.

Activités principales : 

Assister la Direction du Carnot pour la gestion et l’animation de 3BCAR :

  • Pilotage des actions associées à la gestion du projet Carnot (collecte auprès des gestionnaires des tutelles et remontée d’indicateurs, recensement des contrats public-privé, convention ANR…)
  • Appui à l’organisation, la planification et la restitution des réunions des instances du Carnot
  • Contribution à la sensibilisation des scientifiques à la professionnalisation de la relation partenariale

Développer les relations partenariales du Carnot :

  • Contribuer à la cartographie et à la structuration de l’offre R&D du réseau
  • Identifier les entreprises intéressées par les activités du Carnot, et assurer la veille sur leurs besoins de recherche
  • Contribuer à l’élaboration et la mise à jour de supports de communication (plaquettes, site web, réseaux sociaux, rapport d’activités annuel) pour la promotion de l’offre de recherche et la notoriété du Carnot
  • Réaliser du marketing des résultats de la recherche au travers de la diffusion d’offres technologiques, de rdv d’affaires et de journées techniques thématiques (organisation)
  • Participer à des conventions d’affaires, congrès, salons, pour présenter l’offre du réseau et rencontrer de nouveaux partenaires
  • Mettre en relation des entreprises et partenaires socio-économiques avec les chercheurs, afin de faire émerger des thématiques de recherche partenariale

Les Instituts Carnot, labellisés par le Ministère chargé de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, ont pour objectif de développer la recherche partenariale, c’est-à-dire la conduite de travaux de recherche menés par des laboratoires publics en partenariat avec des acteurs socio-économiques, principalement des entreprises (de la PME aux grands groupes), en réponse à leurs besoins. La recherche partenariale est un levier efficace de transfert des résultats de la recherche publique pour soutenir la compétitivité des acteurs socio-économiques.

INRAE pilote 5 Carnot. Le Carnot 3BCAR a pour objectif d’offrir un ensemble intégré de compétences pour promouvoir le développement de la chimie verte à partir du carbone renouvelable. 3BCAR repose sur trois familles de débouchés : les bioénergies, les molécules et les matériaux biosourcés, issus de la mise en œuvre du carbone d’origine biologique et intègre l’ensemble des étapes de production de la biomasse, de sa transformation et de l’usage de ces produits.

Le-la recruté-e intègrera le Pôle Bioéconomie-Bioprocédés du département Valorisation d’INRAE Transfert. Sous l’autorité de la directrice du Carnot, il-elle intégrera la cellule exécutive du Carnot 3BCAR, et travaillera en étroite collaboration avec le directeur adjoint scientifique, une chargée de projets et une responsable qualité.

PLus d'informations : https://www.talentdetection.com/inra/offre-49522-kKz3IY

Clap de fin pour le projet IMAGO

Le projet IMAGO, financé par la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Union européenne avec le FEDER, vient de se terminer. Il avait pour ambition de faire émerger sur le site de Pessac-Canéjan un Pôle de Recherche, Innovation et Transfert de premier plan sur la technologie de production et de transformation des huiles et des protéines végétales pour l’adapter aux nouveaux enjeux sociétaux des filières biosourcées (transitions écologique, énergétique et numérique).

Il a ainsi permis :
– le développement de la plateforme de transformation pour répondre à un besoin d’innovation dans le domaine des procédés de transformation éco-efficients préservant la naturalité et la qualité des ingrédients produits pour l’ensemble des filières alimentaires et non alimentaires qui en dépendent.
– la modernisation du plateau analytique en support aux plateformes technologiques et aux services à l’industrie, en renouvelant les équipements, et en élargissant progressivement le champ de compétences aux protéines végétales, aux facteurs anti-nutritionnels et à la diversité des composés mineurs non lipidiques

Ces équipements viennent compléter la plateau Technique ITERG-Terres Inovia pour répondre aux besoins de la filière des huiles et protéines végétales et de leurs utilisateurs, et engager de nouvelles thématiques de recherche.

Voir l’ensemble des équipements p68-69 du Rapport d’activité ITERG.

Renouvellement de la certification ISO 9001 d’ITERG

La certification ISO 9001 d’ITERG a été renouvelée sur l'ensemble des activités du centre technique. Les domaines couverts : conception et réalisation d'analyses, d'études et recherches, d'essais technologiques et d'actions de transfert de savoirs et savoir-faire dans le domaine des corps gras et produits apparentés (graisses, huiles végétales et coproduits des huiles, protéines végétales et composés mineurs des graines oléagineuses, dérivés de ces produits).

Cette qualification est le résultat de l'efficacité du système de management de la qualité, d'un effort collectif et d'une culture de l'amélioration continue ancrée au cœur de des processus d’ITERG. Elle témoigne également de l’engagement constant d’ITERG pour maintenir la qualité de ses services et la satisfaction de ses clients.

Soja : qualité de la récolte française 2022

En 2022, 182 000 ha de soja ont été cultivés en France, soit une hausse de 18 % par rapport à 2021. Cependant, avec un rendement national de 20,5 q/ha - le plus bas depuis 20 ans- la production nationale atteint seulement 375 000 tonnes, soit 15 % de moins qu’en 2021.

Un PMG en baisse

Le Poids de Mille Grains (PMG) moyen est de 144,7 g, en baisse de 16 % par rapport à la moyenne quinquennale (172,1 g), conséquence d’un déficit hydrique marqué pendant le remplissage des graines.

Une teneur en protéines en recul

La teneur en protéines moyenne est de 41,8 % de la matière sèche (MS), soit 0,7 point de moins qu’en 2021 mais similaire à la moyenne quinquennale. Elle a possiblement bénéficié du phénomène de concentration également observé pour la teneur en huile, ainsi que d’une nutrition azotée relativement correcte avant l’arrêt de l’activité des nodosités, en lien avec les conditions sèches. L’irrigation, surtout en fin de cycle, a favorisé les teneurs en protéines avec une moyenne de 42,5 % en MS pour les parcelles irriguées contre 41,2 % de MS pour supprimer celles en sec.

Un taux d’impuretés aux normes

Le taux d’impuretés moyen de la récolte 2022 est de 0,7 %, similaire à la moyenne quinquennale (0,6 %). La plupart des échantillons respecte la norme de commercialisation de 2 % d’impuretés, comme les années précédentes, ce qui témoigne de la bonne maîtrise des adventices et des conditions favorables de récolte.

Un taux en huile en amélioration

La teneur en huile moyenne est de 22,1 % de MS et de 18,5 % aux normes, soit 1,1 point de plus que la moyenne quinquennale. Le rayonnement non limitant pendant la phase de remplissage a permis une bonne accumulation d’huile dans les graines. De plus, les conditions climatiques ont certainement induit un phénomène de concentration de l’huile dans les graines, particulièrement petites cette année.

Vous pouvez télécharger la fiche qualité des graines (PDF, 713 ko) sur site de Terres Univia.

 

Replay du webinaire "Affichage environnemental des produits alimentaires : où en est-on ?"

Le 20 avril 2023 (de 14h à 15h30) les partenaires du RMT Actia Écoval ont présenté un point complet sur le projet d’affichage environnemental des produits alimentaires et ce que son déploiement, prévu prochainement, implique pour les entreprises agro-alimentaires.


Thèmes abordés :
– Les principes, le cadre réglementaire et le calendrier
– Le dispositif envisagé (méthode, données et format)
– L’opérationnalité du dispositif et les perspectives
– Questions-réponses


Intervenants :
Emilie ADOIR (IFV), Fabrice BOSQUE (ITERG), Laura FARRANT (CTCPA), Anthony ROUAULT (ACTALIA)

Pour accéder au replay

 

Point éco : baisse de consommation de viande et conséquences sur les alternatives végétales

Une étude financée par le Fonds d'Appui Stratégique aux Oléoprotéagineux (FASO), piloté par Sofiproteol, montre une diminution de la consommation française de viande et de produits laitiers à horizon dix ans. Une partie de cette baisse devrait soutenir la consommation de substituts végétaux.

Les jeunes consomment moins de produits carnés et laitiers

En France, la consommation de viande est en perte de vitesse. Par habitant elle a, en effet, reculé de 6% depuis 20 ans (entre 2000 et 2021) sur un périmètre des quatre principales viandes, avec néanmoins de fortes disparités entre le boeuf (-13%), le porc (-11%) et la volaille (+31%). On observe une tendance analogue sur la consommation de produits laitiers avec une baisse historique de la consommation de lait et une croissance de celle de produits laitiers transformés (fromages, ultra-frais). En outre, les plus jeunes (la tranche des moins de 40 ans) consomment 20% de moins de produits carnés et laitiers que leurs aînés au même âge. De nouveaux modèles démographiques (ralentissement de la croissance de la population, vieillissement, renouvellement des générations) et idéologiques devraient affecter la consommation de produits animaux à 2030. La «génération Greta» pourrait exercer une nouvelle pression à la baisse de la consommation de viande dans les années à venir.

Un scénario d’une baisse de la consommation de viande de 9%

Cette étude réalisée par le Credoc a élaboré deux scénariis prospectifs :

Le scénario « tendanciel » à dix ans, principalement porté par les évolutions démographiques, pourrait conduire à une baisse marquée de la consommation de viande (-9%), en particulier pour la viande de boucherie (-15%) et la charcuterie (-7%), et de façon plus modérée pour la volaille (-1%). La forte baisse de consommation du lait en brique (-33%) pourrait également affecter la consommation globale de produits laitiers (-14%). Cette tendance devrait soutenir la consommation de substituts. Mais ces alternatives végétales devraient compenser seulement une partie de la déconsommation de produits animaux. Leurs atouts (organoleptiques, nutritionnels, « clean label ») joueront un rôle clé pour leur développement dans les régimes de demain.

Dans le second scénario, qui consiste en une transition alimentaire « à marche forcée », le régime alimentaire évolue en 2030 pour répondre aux ambitions de décarbonation et aux recommandations nutritionnelles, avec une baisse drastique de la consommation de produits carnés (–24%) et un nouveau mix de produits laitiers (plus de lait, moins de produits laitiers transformés). Il est difficile de croire à une baisse de cette ampleur en moins de dix ans s’il n’y a pas des signaux forts pour accompagner la déconsommation (comme par exemple une taxe sur la viande).

Pour plus d'informations, télécharger la fiche Point éco

Groupe Lipides et Nutrition : Appel à projets 2023

Favoriser l'étude des questions scientifiques et techniques relatives aux corps gras alimentaires, afin de contribuer aux progrès des connaissances sur leur valeur nutritionnelle chez l’Homme : tel est l’objectif du Groupe Lipides et Nutrition, une association qui réunit chercheurs et techniciens du secteur public et du secteur privé travaillant dans le domaine des lipides. Lieu de rencontre entre scientifiques et industriels, l’association organise des journées scientifiques annuelles sur le thème de la nutrition lipidique.

Comme chaque année, le GLN contribuera en 2023 au co-financement de plusieurs projets de recherche clinique ou fondamentale sur la thématique générale nutrition lipidique. Chaque projet pourra être financé à hauteur de 10 000 € maximum (pas de coût salarial, excepté les indemnités de stage).

Les subventions sont accordées aux membres du GLN (voir modalités d’adhésion sur le site).
Date limite de dépôt des dossiers : Lundi 25 septembre 2023
Les dossiers sont disponibles sur le site du GLN https://lipides-et-nutrition.net
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Terres Univia se mobilise pour assurer la traçabilité des produits agricoles

La traçabilité des produits finaux est une attente de plus en plus forte des consommateurs. Afin de valoriser les productions agricoles françaises dans un contexte de concurrence mondiale et européenne accrue, Terres Univia s’est engagée dans un projet ambitieux de garantie de la traçabilité pour donner aux consommateurs toutes les informations sur les origines et étapes de fabrication des produits.

Deux prototypes sur le maïs et le soja

Deux cas d’usages ont été développés en partenariat avec Agdatahub, CrystalChain et Maïsadour : «Traçabilité du maïs grain produit en France » par Intercéréales et « Traçabilité du soja produit en France » par Terres Univia. Ces 2 prototypes maïs et soja ont été présentés lors du Salon International de l’Agriculture 2023.

Les outils reposent sur la technologie blockchain, qui permet de stocker et de transmettre des informations, avec des hauts standards de transparence et de sécurité, via des chaînes de traçabilité, des tableaux de bord et une application web.

Stocker les données associées au soja français

Pour Terres Univia, l’objectif de ce cas d’usage est de mieux valoriser le soja français, notamment vis-à-vis du soja d’importation, alors que le marché national est très déficitaire (4,4 millions de tonnes équivalent graines importées contre 4,7 millions consommées).

L’outil développé permettra à terme de stocker de manière sécurisée les données associées au soja tout au long de la filière :
- Production de graines
- Collecte
- Trituration pour la production de tourteaux à forte teneur en protéines (et d’huile)
- Incorporation de ces tourteaux dans des formules d’aliments du bétail et in fine tracer jusqu’à, par exemple, l’élevage de poulet.

Une interface de restitution permettra ensuite de montrer qu’un produit final, comme le poulet par exemple, est nourri avec du soja français non importé.

La même démarche a été mise en place en partenariat avec deux opérateurs de la filière soja pour l’alimentation humaine.

Lire le communiqué de presse

Profil des producteurs d’oléoprotéagineux français

La nouvelle fiche Point Eco met en avant une étude de Pluriagri sur le profil des agriculteurs de la filière des oléoprotéagineux. Elle révèle une tendance à la diversification des cultures et un ancrage des productions dans les zones intermédiaires, tout en soulignant l’hétérogénéité des résultats économiques des exploitations.

Une caractérisation des producteurs à partir des données RICA

Les producteurs d’oléoprotéagineux devront faire face à un défi majeur dans les prochaines années : concilier les enjeux mondiaux de souveraineté alimentaire et de durabilité environnementale avec le maintien de la compétitivité et de la rentabilité de leurs exploitations agricoles, dans un contexte de renouvellement important des générations d’agriculteurs.

C’est dans cette optique que Pluriagri a engagé, avec la contribution de Terres Univia, Sofiprotéol pour le Fonds d'Actions Stratégiques des Oléoprotéagineux (FASO) et la FOP (Fédération des producteurs d'oléoprotéagineux), un travail de caractérisation des producteurs de la filière des huiles et protéines végétales à partir de l’enquête annuelle établie par le réseau d’Information Comptable Agricole (RICA).

Une surface stable et une tendance à la diversification des cultures

Sur la période 2015-2020, les producteurs français d’oléoprotéagineux cultivaient en moyenne 25 ha (hors luzerne). Cette surface est restée relativement stable. Elle représente 19 % de la Surface Agricole Utile (SAU) des exploitations.
En 2020, 59 % des producteurs de la filière ne cultivaient qu’une seule espèce d’oléoprotéagineux, 29% en cultivaient deux et 12 %, trois ou plus.

L’étude met en évidence que la part des producteurs dont la sole est exclusivement composée d’oléagineux a diminué de 5 % entre 2018 et 2020. Parallèlement, la part de producteurs qui cultivent à la fois oléagineux et légumineuses à graines progresse, de même que le nombre d’espèces présentes dans la sole de légumineuses.

Des revenus dépendants des aides de la PAC

Sur le plan économique, il ressort que, selon les années, 13 à 20 % des producteurs d’oléoprotéagineux ont un résultat courant avant impôt par actif non salarié (RCAI/Utans) négatif sur la période 2015-2020. Le revenu des producteurs est, par ailleurs, très fortement dépendant des aides de la PAC. En effet, en l’absence des soutiens communautaires, plus de 50% des producteurs seraient déficitaires chaque année. L’accès des agriculteurs à l’éco-régime mis en place pour la PAC 2023-2027 représente alors un véritable enjeu de revenu complémentaire.

Télécharger la fiche Point Eco (PDF, 840 ko)